Accueil FAQ (foire aux questions) Qui peut bénéficier de l'implant cochléaire ?
Qui peut bénéficier de l'implant cochléaire ? PDF Imprimer

Jusqu’à une époque récente, l’implant n’était destiné qu’aux surdités dites « profondes » (90 – 120 dB de perte moyenne) ou totale et ne présentant plus aucun gain avec une aide auditive traditionnelle. Aujourd’hui, on étend de plus en plus cette techniques aux surdités sévères, acquises ou innées, pour lesquelles elle peut apporter un gain considérable en matière de compréhension de la parole.

En fait, deux catégories de public sont susceptibles de recevoir un implant :

  • L’adulte ou l’adolescent devenu sourd (surdité post-linguale, c’est à dire acquise après l’acquisition du langage) : ce sont des gens qui ont déjà entendu, dont il est très probable que le nerf auditif soit en bon état et qui s’est développé autour du langage. Lorsque le niveau de surdité est tel qu’aucune aide n’est plus apportée par une aide auditive conventionnelle (il s’agir par exemple de cas de destruction progressive de la cochlée pour des raisons génétiques ou médicamenteuses), lorsque cette surdité est bilatérale, on peut alors adopter l’implant, qui peut donner, dans certains cas (notamment si l’intervention est réalisée très tôt après la chute de l’audition), des résultats spectaculaires. Notons que le critère de décision s’appuie bien plus sur le niveau d’audiométrie vocale (compréhension de la parole) que sur celui d’audiométrie tonale (perception des sons).
  • Les surdités pré-linguales, c’est à dire congénitales (donc acquises à la naissance avant l’acquisition de la parole) totales ou profondes : c’est la population qui donne lieu à un grand nombre de controverses et qui est pourtant la plus porteuse d’espoir car la plus importante en nombre. Les problèmes posés viennent entre autres du fait que l’enfant concerné n’a jamais entendu et que le résultat est donc, inévitablement, beaucoup plus long à atteindre et nécessite un long travail de rééducation. En outre, dans le but d’éviter que les fonctions auditives ne s’atrophient, rendant le résultat beaucoup plus aléatoire, il est fortement recommandé d’implanter très jeune (entre 2 et 3 ans) ce qui nécessite, entre autres, d’être absolument certain du diagnostic de surdité et de son caractère irréversible.
 
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